Histoire du Monténégro

Les premières traces humaines au Monténégro remontent à 1000 ans avant notre ère par l’arrivée de tribus illyriennes.

Au IIIème siècle avant J-C cette petite province passa sous l’administration romaine de la famille Docleatae, et fonda la province de Doclea.

Au XIème siècle les serbes d’une province du Sud-ouest nommée Raskà atteignirent la région de Doclea.

En 1018, le royaume de Byzance pris possession de ce territoire de Doclea et le nomma Duklja.

En 1077, le territoire passa sous le joug d’une dynastie issue de la Serbie  qui nomma le petit royaume tout de même indépendant, Zeta.

Le royaume de Zeta résista aux invasions ottomanes du 13 et 14ème siècle.

Statut à Rome (Italie)

L’un des personnages notoires de l’histoire monténégrine fut Petar II, Petrovic Njegos. Il fut un prince-évêque de 1830 à 1851, reconnu pour avoir battu les turcs, glorieuse victoire nommée « la couronne des montagnes ». Il dota la maison royale d’un sénat, d’un tribunal et d’une armée. Il décéda de la tuberculose en 1851 et repose dans son mausolée construit en 1974 sur les ruines de la chapelle où il fut initialement inhumé sur le pic Jezerski du mont Lovcen s’élevant à 1657 mètres.

Le Monténégro fut une principauté puis un royaume reconnu de 1878 à 1918.

La défaite de l’armée monténégrine face aux autrichiens en 1916 à Mojkovac, ville au nord, força Nikola Petrovic à se réfugier en France. Sa descendance vit toujours dans l’hexagone, son digne héritier y est un architecte réputé.

Au débouché de la première guerre, le Monténégro rejoignit le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes sur décision de l’assemblée nationale de Podgorica.

Au cours de la seconde guerre mondiale, le Monténégro lutta aux côtés des alliés.

Le Monténégro fut l’un des six états composant la République Fédérale Socialiste de Yougoslavie proclamée en 1945. Podgorica fut renommée Titograd en 1946.

Yougoslavie signifie slave du sud. Le serbo-croate Jug se traduit en français « du sud ». La Yougoslavie exista de 1918 à 1991.

De 1918 au 29 novembre 1945, la Yougoslavie était un royaume sous la dynastie des Karadjordjevic. A partir du 29 novembre 1945, elle devint une république.

Englobant les états actuels de la Bosnie-Herzégovine, de la Croatie, de la Macédoine, du Monténégro, de la Serbie, de la Slovénie et du Kosovo,  la Yougoslavie représentait une superficie de 255 803 km². La capitale était Belgrade, signifiant la ville blanche. Elle était la plus importante de la fédération.

Après avoir été un grand résistant pendant la seconde guerre mondiale, Le maréchal Tito, croate de naissance, fut nommé premier ministre de la Yougoslavie. En 1953, il en devint président. Il modifia la constitution en 1963 et changea le nom en république Fédérale Socialiste de Yougoslavie.

La Yougoslavie sous l’aire titiste se voulut neutre et autonome face aux deux blocs politiques. D’ailleurs, le non-alignement, c’est à dire le refus de s’engager dans la guerre froide et l’opposition aux deux blocs germa de Belgrade. Tito entretenait de bonnes relations avec la Russie, mais affirmait son indépendance.

Cependant, Tito se rallia à l’organisation des Nations Unies sur l’embargo décrété contre le ravitaillement d’armes à la Corée du Nord et à la Chine Populaire. Avec l’Europe de l’ouest, les États-Unis, la Chine et les pays non-alignés, Tito conservait d’adroits rapports.

Les dernières années de Josip Broz dit Tito au sein de la Yougoslavie furent marquées par une forte crise économique et sociale. Le conflit Serbe et Croate s’envenima dès le début des années 1970. La République Fédérative de Yougoslavie, composée des six républiques, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine, Monténégro, Serbie, Slovénie, octroya le statut d’autonomie au Kosovo en 1974. Josip Broz décéda à Ljubljana en Slovénie le 4 mai 1980.

De la mort de Tito à janvier 1990, le système de direction collective prévu par la constitution de 1974 n’arrangea pas la profonde crise économique, sociale et politique de la Yougoslavie.

Les indépendances de la Slovénie et de la Croatie puis la volonté bosniaque contraignirent le 27 avril 1992 suite au référendum organisé au Monténégro, la Serbie et le Monténégro à former la république fédérale de Yougoslavie en l’absence des quatre autres états. La guerre civile éclata. La fédération des deux pays fut renommée en 2003 Communauté d’État de Serbie et Monténégro.

Le 21 mai 2006 fut organisé le référendum relatif à l’indépendance du Monténégro. Le peuple souhaita à 55,5% se détacher de la Serbie. Le 3 juin 2006, son indépendance fut proclamée et l’Organisation des Nations Unies reconnut le Monténégro comme le 192ème état.